Déclaration officielle de CGLU au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

UCLG official statement before United Nations Human Rights Council

Patrick Braouezec, Président de la Commission Inclusion Sociale, Démocratie Participative et Droits Humains a représenté CGLU lors de la 30ème session du Conseil,   pour  la  présentation  du rapport sur « le rôle des gouvernements locaux dans la promotion et la protection des droits humains ».  Une belle avancée pour la reconnaissance de la place des gouvernements locaux dans la garantie des droits universels !


Un rapport qui contribue à la construction de territoires justes, solidaires et durables

Le 22 septembre dernier, le Comité Consultatif du Conseil des  droits de l’homme des nations Unies rendait les conclusions de sa recherche sur le « Rôle des Gouvernements locaux dans la promotion et la protection des droits de l’homme » devant les représentants des 57 Etats membres du Conseil  et ceux siégeant à titre d’observateurs.

Cette recherche avait été initiée en 2014  par la République de Corée, l’Egypte, le Chili et la Roumanie qui avaient sollicité la réalisation de ce rapport au  Comité consultatif.

Après près de deux ans de travail avec la participation de représentants de la société civile et de la Commission Inclusion sociale,  démocratie participative et droits humains de CGLU,  le Comité a présenté un rapport étayé de 17 pages qui consacre la reconnaissance internationale du rôle et des responsabilités des pouvoirs locaux dans la promotion et la protection des droits. 

Patrick Braouezec (Président de Plaine Commune y co-président de la CISDPDH) s’est rendu à Genève pour représenter CGLU lors de la présentation de ce rapport. Il a  félicité des conclusions du rapport et  a invité les représentants locaux à intégrer ses recommandations, ainsi que le droit à la ville, dans l’Agenda international de l’Habitat (Sommet Habitat III). Il a également invité le Conseil des droits de l’homme et les Etats membres à travailler en étroite relation avec les gouvernements locaux et leurs organisations, vers la définition de cet agenda, pour construire des villes démocratiques, justes et durables.

Les deux conditions principales pour les droits au niveau local : une réelle décentralisation et un partenariat avec la société civile

Lors de sa prise de parole devant le Conseil, Patrick Braouezec a également insisté  sur l'importance  de tisser des partenariats entre pouvoirs locaux et société civile, pour protéger les droits au niveau local et global.

Enfin, il a  invité le Conseil et les Etat membres à promouvoir la Charte Européenne des droits de l’Homme dans la Ville, les Principes de Gwangju pour des Villes des Droits Humains et la Charte- Agenda mondiale des droits humains dans la cité (tous cités dans le rapport), afin de renforcer la démocratie et les droits humains au niveau local, dans l’ensemble du monde.

De plus, en amont de la présentation du rapport, la Commission Inclusion Sociale, Démocratie Participative et Droits Humains a participé à un événement parallèle organisé par le groupe d’Etat qui a commandé ce rapport en présence de  plus de 40 participants issus des missions permanentes des Etats et de  la société civile. La Commission a fait valoir l’importance de mettre en œuvre une réelle décentralisation et de  renforcer le travail avec la société civile pour mettre en œuvre les droits.  La Commission a aussi invité les Etats présents à considérer l’importance du droit à la ville et à l’intégrer dans les modèles de développement urbains, afin de construire des villes justes, solidaires et durables.    Il a été rappelé que ce droit est interdépendant des autres droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux définis par les traités et reflète le bien-être socio-spatiale des habitants d'une ville. La Commission Inclusion Sociale, Démocratie Participative et  Droits Humains ont aussi présenté l’important  travail de promotion du droit à la ville, réalisé au sein de la Plateforme Globale pour le Droit à la Ville

Lien vers la déclaration de CGLU devant le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU.

Source : www.cisdp.uclg.org