Bureau exécutif de CGLU 2022

Les 2022 réunions du Bureau exécutif de CGLU se sont tenues du 13 au 15 juin sous le thème : "Les gouvernements locaux et régionaux encouragent la paix en première ligne des urgences".

La session statutaire du Bureau exécutif a lieu le mercredi 15 juin, et a été précédée d'un débat politique.

Le Comité de gestion financière s'est réuni virtuellement le 7 juin, tandis que la Commission des affaires statutaires s'est réuni le mardi 14 juin.

Cinq sessions spéciales ont eu lieu dans le cadre du Bureau exécutif :


Lundi 13 juin, 10h45-12h30 :  Dialogues municipaux de CGLU pour la paix : Rôles et solidarité des gouvernements locaux en temps de crise internationale, menés par le Forum mondial des villes de droits humains de Gwangju en coopération avec le Conseil politique de CGLU sur les opportunités pour toutes et tous, la culture et la diplomatie des villes : les clés du développement durable et de la paix.

Lundi 13 juin, 14h00-15h30 : Le nouvel agenda urbain en revueen coopération avec le Conseil politique de CGLU sur la mise en œuvre du Nouvel agenda urbain.

Lundi 13 juin, 16:00-17h30 : Renouveler la démocratie depuis la base, mené par l'Observatoire international de la démocratie participative (IODP), en coopération avec le Conseil politique de CGLU sur la gouvernance territoriale multiniveaux et le financement durable, et la Coalition mondiale pour la démocratie.

Mardi 14 juin, 10h00-11h30 : Le développement économique local pour une reprise équitable, mené par la Commission de CGLU sur le développement économique et social local en coopération avec le Conseil politique de CGLU sur des villes plus sûres, résilientes et durables, capables de faire face aux crises

Mardi 14 juin17h00-18h30 : 10, 100, 1000 villes et territoires de droits humains, mené par la Commission de CGLU d’inclusion sociale, démocratie participative et droits humains en coopération avec le Conseil politique de CGLU sur le droit à la ville et les territoires inclusifs.

Consultez le programme ici.

     

Programme du Bureau Exécutif de CGLU

Jour 1 : 13.05.2021 : Le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans le dialogue et l'action entre villes : des agendas inclusifs.
Jour 2 : 14.05.2021 : Les gouvernements locaux et régionaux : en première ligne de la gouvernance de la migration et garants des droits de leurs populations.
Jour 3 : 15.05.2021 : Notre chemin vers l'avenir : solidarité, dignité et paix.

  

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Jour 1 : 13.05.2021 : Le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans le dialogue et l'action entre villes : agendas inclusifs.

Après s'être réuni physiquement à Barcelone pour le Conseil mondial et le Séminaire et campus #UCLGMeets, le Bureau exécutif de CGLU se retrouve à Séville, dans le cadre du Forum méditerranéen des migrations urbaines, un événement qui a rassemblé plus de 100 participant·e·s physiquement et virtuellement rien que le premier jour.

Ensemble, ONU-Habitat, CGLU et ICMPD travaillent en partenariat depuis déjà dix ans, avec la double ambition d'intégrer la migration dans les agendas locaux tout en renforçant la participation locale dans l'élaboration des politiques nationales et mondiales. La co-organisation du Forum MUM à Séville, avec le soutien et l'engagement des autorités locales, régionales et nationales du pourtour méditerranéen et au-delà, est une nouvelle preuve du succès de ce partenariat et pose un nouveau jalon dans la réalisation de notre ambition de placer la solidarité, la coopération et la dignité territoriales au centre des agendas de la mobilité humaine.

La session d'ouverture du Bureau en est un excellent exemple. Organisée dans le cadre des dialogues municipaux de CGLU pour la paix, la session « Rôles des gouvernements locaux et solidarité en temps de crise internationale » a abordé non seulement l'importance de l'action locale et territoriale dans la consolidation de la paix, mais aussi dans la gestion des crises et la résolution des défis quotidiens des situations de conflit, tels que la gestion des migrations et des réfugié·e·s sur nos territoires.

La session a été organisée en partenariat avec le Forum mondial des villes pour les droits humains, ainsi qu'avec plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations Unies. Vasu Gounden, directeur exécutif d'ACCORD, Richard Bennett, rapporteur spécial des Nations Unies pour l'Afghanistan, Pradeep Wagle, chef de la section DESC de la commission des droits humains des Nations Unies, Khadija Ahamadi, ancienne maire de Nili, Professeur Shin Gyonggu, conseiller politique principal sur les droits humains et les affaires internationales de la ville de Gwangju, Mohamed Wajdi Aydi, adjoint au maire de Sfax, Taneen Rudyk, présidente de FCM, Mehmet Duman, secrétaire général de CGLU-MEWA, Hanifa Girowal, ancienne gouverneure adjointe de Kaboul, Pablo Jurado, vice-président de CGLU pour le Forum des régions, et Rasikh Sagitov, secrétaire général de CGLU-Eurasie, sont intervenu·e·s dans la discussion.

        

La maire de Sala et vice-présidente de CGLU pour l'Europe, Carola Gunnarsson, a introduit la session aux côtés de la secrétaire générale de CGLU, Emilia Saiz, en abordant la crise migratoire, et en déclarant que ce sont les gouvernements locaux et régionaux qui sont en première ligne pour soutenir et intégrer les réfugié·e·s. C'est notre responsabilité commune dans le monde entier.

L'envoyé spécial Richard Bennett a donné un aperçu de la situation actuelle en Afghanistan, où les droits humains sont en danger, en particulier ceux des femmes et des filles. Khadija Ahmadi, ancienne maire de Nili, et Hanifa Girowal, ancienne gouverneure adjointe de Kaboul, ont souligné que la crise humanitaire en Afghanistan ne doit pas être oubliée sur la scène internationale, et ont appelé le mouvement international des gouvernements locaux et régionaux à développer leur potentiel dans leurs communautés pour construire la paix.

La deuxième session du Bureau exécutif, « Le Nouvel agenda urbain en révision », a permis de souligner l'importance de discuter du Nouvel agenda urbain dans une perspective ascendante et en synchronisation avec les autres agendas mondiaux. Le maire de Soria et président exécutif de CGLU, Carlos Martínez ; le maire de Kitchener et trésorier de CGLU, Berry Vrbanovic ; le maire d'Esteban Echevarría, Fernando Gray ; le président de SALGA, Bheke Stofile ; le maire de Tandil, Miguel Angel Lunghi ; la maire de Granollers, Alba Barnusell, ainsi que la présidente de l'assemblée générale des partenaires, Eugénie Birch, et Maria Galindo, directrice générale de l'agenda urbain et du numérique en Catalogne, ont évoqué l'impact que le Nouvel agenda urbain peut avoir sur la localisation des ODD, son état d'avancement après la réunion de haut niveau et avant le Forum urbain mondial, ainsi que les efforts locaux et territoriaux visant à lui donner vie.

Dans son discours d'ouverture, Berry Vrbanovic, maire de Kitchener et trésorier de CGLU, a souligné que nous, en tant que gouvernements locaux, devons reconstruire mieux et différemment, et transformer les engagements partagés en actions effectives. Carlos Martínez, président exécutif de CGLU et envoyé spécial pour le Nouvel agenda urbain, a défendu la nécessité de faire entendre les voix locales et régionales, représentées au sein de CGLU, à autant de tables mondiales que possible. Cela passe par une meilleure reconnaissance du rôle des gouvernements locaux et régionaux et, par conséquent, par plus de décentralisation, avec la nécessité de définir une feuille de route claire et des ressources suffisantes dans un nouveau modèle de gouvernance horizontale.

Genie Birch, présidente de l'Assemblée générale des partenaires, a également souligné que le rétablissement de la confiance entre les institutions et avec les citoyen·ne·s est essentiel pour engager un dialogue à mesure que nous progressons vers un développement urbain durable.

    

La troisième session de la journée s'est penchée sur les moyens de « Renouveler la démocratie depuis la base », afin de repenser la façon dont les personnes s'identifient aux gouvernements, en tant que moyen d'instaurer la confiance grâce à une transparence, une ouverture et une responsabilité accrues.

La discussion a été organisée par l'Observatoire international de la démocratie participative (OIDP) en coopération avec le Conseil politique de CGLU sur la gouvernance territoriale multi-niveaux et le financement durable, et la Coalition mondiale pour la démocratie. Carola Gunnarsson, maire de Sala, vice-présidente de SALAR et vice-présidente de CGLU pour l'Europe ; Pablo Jurado, président de CONGOPE et vice-président de CGLU pour le Forum des régions ; Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique, aux côtés de Khadija Ahmadi, ancienne maire de Nili, Afghanistan, Ahmed Aziz Diallo, maire de Dori, Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble ; Cemal Bas, conseiller municipal de Keciören ; Emilio Jatón, maire de Santa Fe ; Mohamed Sefiani, maire de Chefchaouen et président du Forum des villes intermédiaires de CGLU, Steven Heddle, conseiller municipal des îles Orkney et porte-parole pour l'environnement et l'économie de la Convention des autorités locales écossaises (COSLA), et Rudi Borrmann, directeur adjoint, OGP Local, ont participé à la session.

Massimo Tommasoli, directeur des programmes mondiaux et observateur permanent d'International IDEA auprès des Nations Unies, a lancé le débat avec Emilia Saiz, secrétaire générale de CGLU, en rappelant la pertinence de la démocratie locale pour favoriser l'engagement au niveau local et mieux faire face aux impacts dans le monde post-pandémique. Le vice-président de CGLU pour le Forum des régions et président de CONGOPE, Pablo Jurado, a appelé à renforcer la gouvernance multi-niveaux ascendante et la démocratie depuis la base afin que les besoins des personnes soient connus et traités collectivement. Depuis le niveau local jusqu’au niveau de l'État.

Rudi Borrmann, directeur adjoint d'OGP Local, a souligné la nécessité de s'attaquer à la différence entre le langage et les récits utilisés pour amener les citoyen·ne·s à participer avec créativité et grâce au renforcement des capacités. Sergio Arredondo, secrétaire général de FLACMA, a conclu la session en rappelant la nécessité de relier l'action mondiale aux défis quotidiens des communautés et de réaliser la transformation en plaçant les personnes au centre de l'action locale – ainsi que l'opportunité et la responsabilité que cela implique pour CGLU d'être à l'avant-garde du renouvellement de la démocratie.

   

Dans le cadre du projet MC2CM, et parallèlement aux sessions du Bureau, CGLU a co-organisé un événement d'apprentissage entre pairs sur les approches participatives sensibles à l'enfant pour lutter contre la discrimination et la xénophobie, en partenariat avec ICMPD, FAMSI, et l'UNICEF. Après les remarques introductives d'Emilia Saiz, secrétaire générale de CGLU, de Julien Simon, chef de la région méditerranéenne au CIDPM et d'Elana Wong, UNMGY et Caucus des jeunes de CGLU, l'atelier d’apprentissage entre pairs s'est ouvert devant une salle comble composée de maires, de fonctionnaires et de parties prenantes clés travaillant sur la migration de ville à ville.

Animé par la directrice de l'apprentissage de CGLU, l'exercice d'apprentissage entre pairs a permis de présenter les initiatives de Gaziantep, de Casablanca et d’ANVITA. Des questions clés sur la façon de toucher les jeunes pour encourager la participation, la mise à l'échelle des projets et le renforcement de la coopération entre villes ont été discutées.

Mené par FAMSI, un échange entre les villes méditerranéennes a conclu que des approches de l'ensemble du gouvernement et de l'ensemble de la société sont nécessaires pour favoriser des villes accueillantes envers les enfants et les jeunes, ainsi que pour aborder la discrimination et l'accès aux services publics essentiels. Pour clôturer l'apprentissage par les pairs, CGLU a présenté le processus de la Charte de Lampedusa, où les gouvernements locaux et régionaux ont été encouragés à apporter leurs contributions.

  

Demain, l'ouverture officielle du Forum méditerranéen des migrations urbaines mettra en exergue le besoin d'une gouvernance multilatérale sur la question des migrations. Notre Bureau exécutif accueillera sa Commission des affaires statutaires, ainsi que deux autres sessions co-développées avec nos Conseils politiques : « Le développement économique local pour une relance équitable », menée par notre Commission du développement économique et social local ; et « 10, 100, 1000 villes et territoires des droits humains », menée par notre Commission d'inclusion sociale, démocratie participative et droits humains.

 

Jour 2 : 14.05.2021 : Les gouvernements locaux et régionaux : en première ligne de la gouvernance de la migration et garants des droits de leurs populations.

Nous avons atteint le milieu du Bureau Exécutif de CGLU avec l’ouverture officielle du Forum méditerranéen des migrations urbaines. Facilitée par la Secrétaire Générale de CGLU, Emilia Saiz, la session a permis de donner à voir des perspectives multi-niveaux sur les questions relatives à la migration, réunissant à la fois le président exécutif de CGLU et Maire de Soria, Carlos Martínez ; le président du conseil provincial de Jaén, Francisco Reyes ; avec également une intervention du Maire de Séville, Antonio Muñoz ; la ministre espagnole de la gouvernance territoriale, Isabel Rodríguez, et le directeur adjoint du département des migrations, et directeur du centre d’expertise thématique sur la migration de l’Union européenne, Michele Amadeo.

La session d’ouverture a permis aux participant·e·s de reconnaître le potentiel des gouvernements locaux et régionaux concernant la gouvernance de la migration. Les participant·e·s ont fait valoir que, bien que les gouvernements locaux et régionaux ne disposent pas nécessairement des compétences adéquates, les questions telles que la migration leur semblent pertinente et font partie des vies et des réalités quotidiennes des communautés qu’ils représentent.

« Les gouvernements locaux et régionaux sont les structures territoriales les plus proches des citoyen·ne·s. Ils constituent donc les instruments de l’égalité, de la provision de services et de la garantie des droits. » Isabel Rodríguez, ministre espagnole de la gouvernance territoriale.

« Notre collectif voit également la migration comme une opportunité, et pour cette raison, nous voulons nous assurer que nous traitons la mobilité urbaine comme un phénomène naturel au sein duquel l’attention et l’investissement envers et dans les personnes, ainsi que la garantie de leurs droits, doivent être primordiaux. » Carlos Martínez, maire de Soria, président exécutif de CGLU.

  

  

« Les gouvernements locaux ont un rôle à jouer, non seulement en tant qu’instrument de mise en œuvre de politiques, mais également en tant qu’acteur définissant des stratégies. » Antonio Muñoz, Maire de Séville.

La journée a également accueilli la célébration de la session sur le Développement Économique Local pour une Reprise Équitable, qui a permis d’explorer comment de nouveaux modèles de consommation et de production mondiale de proximité pourraient permettre d’exploiter l’innovation inclusive, y compris en intégrant les secteurs informels dans l’économie formelle, en promouvant des micro et petites entreprises et start-ups, en encourageant les initiatives relevant de l’économie sociale, collaborative, circulaire et verte, ainsi que la spécialisation intelligente et les clusters technologiques.

  

  

Le débat a été organisé par la Commission de CGLU sur le Développement économique et social local, en coopération avec le Conseil politique sur des sur des villes plus sûres, résilientes et durables, capables de faire face aux crises. Fatimetou Abdel Malick, présidente du conseil régional de Nouakchott et présidente de CGLU Afrique ; Francisco Toajas, maire de Las Cabezas de San Juan et président de la Commission de CGLU sur le Développement économique et social local ; Mohamed Sefiani, maire de Chefchaouen et président du Forum de CGLU sur les Villes Intermédiaires ; ainsi que Taneen Rudyk, président de la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM) et vice-président de CGLU pour la région d’Amérique du Nord, ont pris part à cette session.

Jan Van Zanen, maire de La Haie et coprésident de CGLU, a ouvert la discussion avec la secrétaire générale de CGLU, Emilia Saiz, en rappelant que les impacts de la crise multi-dimensionnelle actuelle sur l’emploi et l’activité économique se manifestent au niveau local, et que les gouvernements locaux ont donc été en première ligne pour promouvoir la croissance économique, sociale et environnementale, tout en protégeant leurs communautés. 

La présidente de CGLU Afrique et présidente du conseil régional de Nouakchott, Fatimetou Abdel Malick, a souligné la manière dont la pandémie a été un signal d'alarme pour les villes et les régions, les poussant à agir pour des transformations qui fassent progresser la résilience de nos communautés ainsi que leur développement.

Ana Román, directrice de l’Union des villes capitales ibéro américaines (UCCI), a mis en évidence l’importance de partager les connaissances, les expériences et les bonnes pratiques afin de faire face aux impacts de la pandémie, et a souligné la nécessité de dépasser les simples approches centrées sur le rétablissement, pour parler de transformation et d'avenir.

La deuxième journée du Bureau Exécutif a également accueilli la réunion de la Commission des Affaires Statutaires, qui est l’un des organes statutaires de CGLU et fait partie des processus démocratiques de l'Organisation mondiale. Au cours de la réunion, les membres de la Commission ont discuté des questions institutionnelles et statutaires liées au Congrès Mondial de CGLU qui s’organisera à Daejeon en octobre prochain, ont établis des recommandations auprès du Bureau Exécutif en ce sens, et ont préparé le terrain pour le processus électoral à venir.

 

La session « 10, 100, 1000 villes et territoires de droits humains d’ici 2030 : construire l’universalité par la diversité locale » a clôturé la journée. Organisée par la Commission de CGLU sur l’inclusion sociale, la démocratie participative et les droits humains (CGLU- CISDPDH), en coopération avec le Conseil politique sur le droit à la ville et les territoires inclusifs, la session a permis de présenter la campagne mondiale lancée en conjointement avec le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits humains (UN-HCDH), dont l'objectif est d'intensifier les initiatives locales et de progresser vers un mouvement mondial consolidé de villes et territoires des droits humains. 

Carola Gunnarsson, maire de Sala, présidente de SALAR, et vice-présidente de CGLU en Europe ; Philippe Rio, maire de Grigny et coprésident de CGLU-CISDPDH; Gissela Chalá, maire adjointe de Quito; Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble; Linda Voortman, maire adjointe d’Utrecht, et coprésidente de CGLU-CISDPDH;Etornam James Flolu, directeur exécutif de district (maire) du District d’Afadzato Sud; Bahram Ghazi, ONU-HCDH; Morten Kjaerum, de l’Institut Raoul Wallenberg; Fabrizio Rossi, secrétaire général du CCRE-CEMR;Franklin Galarza, président d’AME ; Fabiana Goyeneche, maire de Montevideo ; Alba Barnusell, maire de Granollers ; et Jordi Vaquer, secrétaire général de Metropolis ont pris part à la session.

  

  

« La phrase la plus importante pour décrire l'agenda 2030 est "ne laisser personne de côté", et c'est pourquoi nous plaçons les droits humains au centre. » Carola Gunnarsson, maire de Sala, présidente de SALAR et vice-présidente de CGLU en Europe.

« La campagne et l’agenda contribueront à la réflexion que nous devons mener en tant que mouvement des villes pour les droits humains dans les dix prochaines années à venir quant à une nouvelle génération de droits qui devront s’inscrire dans le Pacte de CGLU pour l’avenir. » Linda Voortman, maire adjointe d’Utrecht et coprésidente de CGLU-CISDPDH.

 

Jour 3 : 15.05.2021 : Notre chemin vers l'avenir : solidarité, dignité et paix.

Le troisième jour du Bureau exécutif de CGLU et du Forum méditerranéen des migrations urbaines a accueilli la session officielle d'ouverture du Bureau exécutif avec un dialogue politique de haut niveau. Facilitée par la secrétaire générale de CGLU, Emilia Saiz, la session a servi à mieux comprendre la façon dont les gouvernements locaux et régionaux sont en première ligne dans les réponses aux crises et leur rôle dans la construction d'une paix durable.

Le dialogue a permis d'entendre les points de vue d'Antonio Muñoz, maire de Séville, Miguel Ángel Moratinos, haut représentant de l'Alliance des civilisations, Carlos Martínez, maire de Soria, président de CGLU ; Alfredo González Gómez, secrétaire d'État à la politique territoriale d'Espagne ; Irací Hassler, maire de Santiago du Chili ; Carolina Cosse, maire de Montevideo, vice-présidente de CGLU pour l'Amérique latine ; et Fatimetou Abdel Malick, présidente du conseil régional de Nouakchott, présidente de CGLU-Afrique. 

  

  

Dans son discours d'ouverture, le maire de Séville, Antonio Muñoz, a évoqué les défis auxquels sont confrontées les villes depuis la pandémie et aux liens avec la croissance de la population en milieu urbain, dans un contexte de changement climatique et de transformation numérique. Le haut représentant de l'Alliance des civilisations, Miguel Ángel Moratinos, a souligné que la réforme des Nations unies à travers le programme du secrétaire général « Notre Agenda Commun », doit donner aux villes un rôle clé au sein d'un système multilatéral renouvelé, et a appelé les gouvernements locaux et régionaux à contribuer à la mission de l'Alliance des civilisations en construisant des villes pacifiques et socialement inclusives, d’autant plus en cette période de turbulences.

Le président exécutif de CGLU et maire de Soria, Carlos Martinez, a rappelé les origines du mouvement municipal guidé par la paix et la diplomatie des villes et, en ces temps d'inégalités sans précédent, a encouragé l'Organisation mondiale à travailler pour un avenir renouvelé avec des ponts entre les communautés, en harmonie avec notre planète, et en rétablissant la confiance avec les gouvernements. 

Le secrétaire d'État espagnol à la politique territoriale, Alfredo González Gómez, a reconnu le rôle central des gouvernements locaux et régionaux dans la gestion des crises en tant que premiers intervenants, mais aussi dans la fourniture de services publiques et dans la garantie des droits des personnes. Il a également loué l'importance d'une gouvernance pluri-niveaux efficace et coordonnée.

Carolina Cossé, vice-présidente de CGLU pour l'Amérique latine et maire de Montevideo, a abordé les nouveaux récits qui doivent être développés tout au long du Pacte pour l'avenir, dont le fait de considérer les villes comme un bien commun où il est possible de mettre en œuvre de nouvelles façons de garantir les droits humains, la redistribution économique et les connaissances culturelles. 

La présidente de CGLU-Afrique et présidente du Conseil régional de Nouakchott, Fatimetou Abdel Malick, a rappelé l'importance d'apporter de l'espoir aux populations vulnérables, et le fait que, par la fourniture de services sociaux de base, les gouvernements locaux et régionaux sont les mieux placés pour créer un environnement favorable où les besoins fondamentaux sont satisfaits et où les personnes peuvent s'épanouir.

Le troisième jour du Bureau exécutif de CGLU a été l’occasion de déclencher la conversation autour du Pacte pour l’avenir de CGLU, celui-ci étant le document qui doit orienter l'Organisation mondiale dans les années à venir : comment nous devons gouverner pour les personnes, pour la planète et pour les gouvernements. Menée par la secrétaire générale de CGLU, Emilia Saiz, la session sur les avancées du Pacte pour l'avenir a compté avec la participation de Laia Bonet, adjointe à la maire de Barcelone ; Maria Fernanda Espinosa, présidente de la 73èmeAssemblée générale des Nations unies et ancienne ministre des Affaires étrangères de l'Equateur ; l'ancien vice-maire de Rome, Luca Bergamo ; Dr. Carlos Moreno, conseiller spécial sur les agglomérations urbaines auprès de la maire de Paris ; Billy Cobbett, membre du comité de rédaction du Pacte, aux côtés du président de CGLU pour l'Afrique, Jean-Pierre Mbassi, de la vice-présidente de CGLU pour l'Europe, Carola Gunnarson, et de la représentante de la du caucus de la jeunesse de CGLU, Elana Wong.

  

  

  

Laia Bonet, adjointe à la maire de Barcelone, a abordé les impacts des événements mondiaux sur les villes et le pouvoir du Pacte pour y faire face à travers une vision partagée. Maria Fernanda Espinosa, présidente de la 73èmeAssemblée générale des Nations unies, a souligné la nécessité d'un récit d'espoir solide, pour transmettre aux publics du monde ce dont le mouvement municipal est capable pour une transformation sociétale, notamment en vue du prochain Sommet du futur en 2023, qui sera un moment révolutionnaire pour le renouvellement de l'architecture mondiale.

L'ancien vice-maire de Rome, Luca Bergamo, a souligné le manque de leadership actuel, et a noté que, bien que les gouvernements locaux et régionaux soient responsables d'éliminer les obstacles qui entrave une vie digne pour toutes les personnes, ils manquent souvent de pouvoir ou de compétences. Le Dr Carlos Moreno, conseiller spécial auprès de la maire de Paris, a souligné l'importance de s’appuyer sur la proximité pour préserver notre planète et développer la qualité de vie urbaine et territoriale. 

Billy Cobbett, membre du comité de rédaction du Pacte, a pointé du doigt le fait que le creusement des inégalités dans les sociétés et les menaces vitales du changement climatique sont les deux grands défis de notre époque, qu'il faut relever en repensant la manière dont les ressources et les actifs sont gérés dans nos sociétés. 

Toujours au cours de la troisième journée du Bureau exécutif de CGLU, le Forum méditerranéen des migrations urbaines a accueilli une session sur la Charte de Lampedusa pour la mobilité humaine. Suite à l’introduction faite par la secrétaire sénérale de CGLU, Emilia Saiz, la session a réuni les interventions de Nikolaos Meletiou, maire d'Aspropyrgos ; Mounir Elloumi, maire de Sfax ; Ricardo Río, maire de Braga ; Alba Barnusell, maire de Granollers ; Imen Ouardani, adjointe au maire de Sousse ; et Ricardo Río, maire de Braga ; ainsi que l'envoyé spécial du HCR pour la méditerranée, Vincent Cochetel, et Elana Wong, membre du caucus de la jeunesse de CGLU. 

  

  

Mounir Elloumi, maire de Sfax, a décrit la proximité entre sa ville et Lampedusa, à environ 200 km par la mer, et comment cela pose des défis liés au nombre croissant de traversées dangereuses entre les deux villes - des défis qu’il considère que la Charte de Lampedusa peut aider à résoudre.  

Alba Barnusell, maire de Granollers, a expliqué l’importance de travailler sur le lien entre l'intégration complète des personnes migrantes et réfugiées et la construction de la paix, à travers l'éducation et les actions de mémoire collective qui favorisent la reconnaissance et l'acceptation de la diversité. 

Imen Ouardani, adjointe au maire de Sousse, a appelé à l'importance des systèmes de référence pour coordonner les acteurs, assurer une meilleure compréhension des besoins des migrants et favoriser leur intégration.

Vincent Cochetel, envoyé spécial du HCR pour la méditerranée, a salué la Charte comme un texte riche, innovant, inclusif et plein de propositions, et a souhaité que l'Organisation mondiale la présente, une fois adoptée, au Forum mondial des réfugiés de 2023. M. Cochetel a en outre souligné l'importance d'une répartition claire des responsabilités publiques pour assurer la cohésion sociale.  

Mehmet Duhman, secrétaire général de CGLU MEWA, a conclu la session en rappelant le rôle clé que jouent les gouvernements locaux et régionaux dans les contextes de crise et a souligné la contribution de la Charte de Lampedusa comme un pas en avant vers la création d'un cadre de gestion des migrations basé sur les droits humains et la dignité humaine.

La session statutaire du Bureau exécutif 2022 a permis à l'Organisation mondiale de faire le point sur le travail accompli depuis notre première rencontre cette année lors du premier séminaire hybride #UCLGMeets, ainsi que sur les progrès réalisés depuis le Conseil mondial à Barcelone. Le coprésident de CGLU Jan van Zanen a présidé le premier segment de la session, abordant le processus vers le Pacte pour l'avenir et saluant la pertinence des thèmes que le Pacte abordera : la paix, le Nouvel agenda urbain, le renouvellement de la démocratie locale, la relance équitable et les droits humains. Des sujets essentiels pour notre collectif et pour l'avenir du monde.

Le Bureau exécutif a célébré la remise du Prix International "CGLU - Mexico - Culture 21", aux villes et personnalités qui se sont surpassées dans la promotion des droits culturels. L'édition de cette année, qui a compté avec la participation de la secrétaire de la culture de Mexico, Claudia Curiel, s'est centrée sur les droits culturels dans le contexte de la crise de la COVID-19 et de la récupération post-pandémie, ainsi que sur la culture comme élément fondamental des systèmes de soins. Dublin et Buenos Aires ont été récompensées en tant que villes, tandis que Daisy Fancourt et Lourdes Arizpe ont reçu le prix à titre individuel.  Les villes de Bandung, Busan, Izmir, Jinju, Ouagadougou et Tevragh Zeina ont reçu une mention spéciale en raison de leur contribution à la promotion de la culture et du développement durable au niveau local.

La session statutaire du Bureau exécutif a vu l'approbation, après la session consacrée au développement du Pacte, de la feuille de route du Pacte pour l'avenir, qui donnera lieu à des amendements et des motions de la part des membres afin de prendre en compte les points de vue de l'ensemble du mouvement municipal.

« Ce Pacte illustre les idées et les visions que nous avons partagées au cours des trois dernières années. Ce sont nos propositions pour l'avenir et elles constitueront non seulement le document politique pour le Congrès mondial de 2022, mais aussi les priorités stratégiques de l'Organisation pour la période 2022-2028 » Jan Van Zanen, Maire de La Haye, coprésident de CGLU.

Carlos Martínez, envoyé spécial de CGLU pour le Nouvel agenda urbain et président de CGLU, a mené le deuxième segment de la session, qui s'est concentré sur les mises à jour du programme de travail et les rapports de la Commission des affaires statutaires et du Comité de gestion financière. Le président exécutif de CGLU, Johnny Araya, a pris la parole pour partager l'engagement des membres d'Amérique latine avec l'Organisation mondiale, en soulignant les efforts des organisations d'Amérique latine pour renforcer le mouvement municipal.

La session statutaire du Bureau exécutif a présenté les nouveautés sur le Congrès mondial de CGLU, qui aura lieu à Daejeon en octobre prochain. Le secrétaire général du comité d'organisation du Congrès mondial de Daejeon 2022,Chung Chae Gun, a affirmé les efforts du comité d'organisation et a félicité l'Organisation mondiale pour son engagement dans l’offre d’un format hybride qui permettra au Sommet de maintenir son esprit de rassemblement de tous les acteurs du monde municipal. Les secrétaires généraux des sections de CGLU ont pris la parole pour informer l’Organisation mondiale de leurs priorités et de leur travail au sein du circuit Assemblée, tandis que la secrétaire générale de CGLU, Emilia Saiz, a fait le point sur les autres circuits du Congrès.

« Nous devons saisir cette occasion pour montrer au monde que les Cités et Gouvernements Locaux Unis peut jouer un rôle de premier plan dans la réalisation d'un avenir durable. Le Congrès mondial de CGLU en 2022 sera l'occasion idéale de le démontrer après la pandémie. » Chung Chae Gun, secrétaire général du comité d'organisation du Congrès mondial 2022 de Daejeon.

« Je voudrais également souligner l'importance de la mobilisation au niveau politique pour ce Congrès. Aucun de nos objectifs ne peut être atteint sans une participation active, tant au niveau technique que politique. Il est essentiel de montrer notre soutien et notre force. » Uğur Ibrahim Altay, maire de Konya, président de CGLU

Le Bureau exécutif s'est achevé avec la relève de la présidence de CGLU. L'envoyé spécial de CGLU pour le Nouvel agenda urbain et président exécutif de CGLU Carlos Martínez, et le président exécutif de CGLU Johnny Araya, ont remis la présidence de l'Organisation mondiale au maire de Kitchener Berry Vrbanovic et au maire de Konya Uğur Ibrahim Altay, suivant le système collégial adopté lors du Conseil mondial à Barcelone.

 

« Votre présidence a travaillé de manière très collégiale au cours des dernières années, passant par les défis posés par la COVID-19, et nous continuerons à ce faire jusqu'au Congrès. Veillant à ce que la voix des gouvernements locaux et régionaux batte au Forum urbain mondial et au Forum politique de haut niveau. » Berry Vrbanovic, maire de Kitchener, président exécutif de CGLU